Édouard Baratier : Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence (1252 et 1278)

APPENDICE ESSAI SUR LES RECETTES DU BUDGET COMTAL DE 1252 L'enquête de 1252 permet d'évaluer approximativement les revenus du comte au milieu du XIIIe siècle. Il est possible de mesurer ainsi l'importance financière des principaux droits comtaux et aussi la part de chaque baillie ou viguerie dans l'ensemble des recettes. La reconstitution de ce compte donne lieu à certaines difficultés. Nous les avons résolues comme suit: 1° Comment calculer l'albergue d'un castrum, lorsque l'enquête apprend seulement que cette contribution est fixée à 12 deniers par feu? Souvent l'enquête fournit par ailleurs le nombre de feux ou permet de l'évaluer approximativement; pour un petit nombre de localités, nous avons dû fixer ce chiffre a priori, compte tenu de leur importance au XIIIe siècle; 2° Comment évaluer le droit de cavalcade, lorsque son rachat n'est pas indiqué? Nous avons omis les cavalcades ad arbitrium et secundum passe qui ne peuvent être évaluées qu'avec des critères du début du XIVe siècle. Quant aux cavalcades, pour lesquelles l'enquête ne donne que le chiffre des effectifs à fournir, nous les avons converties en argent suivant le barème normal; 3 0 Nous avons laissé de côté les revenus provenant des bans, du pasquerium et de nombreuses prestations en nature; 4° Lorsque les enquêteurs ont indiqué la somme des services dus aux comtes dans certains castra, ce chiffre a été adopté alors même qu'il ne paraissait pas tout à fait exact; 5° Tous les revenus comtaux donnés en gage ou aliénés pour une période importante ont été négligés; 6° Il a semblé utile de noter, à côté des chiffres d'albergues et des cavalcades indiqués dans l'enquête, ceux qui ont été réellement perçus en 1249. De très nombreuses localités manquent dans ce compte par rapport à l'enquête, pour des raisons sans doute variables; par contre quelques– unes pour la région de Barrême figurent dans le compte et non dans l'enquête. En raison de ces lacunes nous n'avons pas totalisé les chiffres d'albergue et cavalcade du compte de 1249; 7° Les sommes sont généralement exprimées en royaux. Quelques-unes sont cependant en provençaux. En 1249, le denier provençal est supérieur d'un cinquième au royal. Nous n'avons pas tenu compte de cette faible différence dans des résultats de toute façon très approximatifs. http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr Corpus | Etudes angevines

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